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Le Retour d'Alpine ! - 15/05/2013

Le Retour d'Alpine !

Bernard Ollivier, le PDG de la Société des automobiles Alpine, le reconnaît lui-même : « Ça va très vite chez Alpine ! » Besoin d’une démonstration ? Alors que la relance de la marque a été annoncée le 5 novembre, Alpine présentait le 22 mars une voiture qui fera sa première course le 13 avril et disputera les 24 Heures du Mans dès le mois de juin prochain ! Pas de doute, la renaissance d’Alpine est bien concrète, et ce retour sur les circuits d’endurance constitue une parfaite occasion d’entretenir la flamme de la passion d’ici 2015.

Alpine ne peut s’envisager sans compétition
En fait, ce programme sportif s’est presque imposé comme 
une évidence : « La compétition coule dans le sang bleu d’Alpine et on ne peut envisager Alpine sans compétition, explique -Bernard Ollivier. C’est grâce à la compétition que la marque est si connue alors qu’il n’y a eu que 30 000 voitures produites dans le monde. » Ce retour sur la scène sportive s’opère en endurance, une option à la fois pragmatique et forte en symboles : « Nous considérons que l’endurance contient des valeurs modernes qui vont très bien avec notre future voiture. En plus, cette discipline correspond à une tradition chez Alpine qui est presque plus forte que le rallye. Alpine a couru onze ans en endurance et a tout -gagné au Mans : les classes, l’indice énergétique, l’indice de -performance et bien sûr le classement général… » C’est d’ailleurs à quelques -centimètres de l’Alpine A442B victorieuse en 1978 que l’Alpine incarnant les nouvelles ambitions sportives du team a été présentée sur les Champs-Élysées.

Comme l’explique Carlos Tavares, le directeur délégué aux opérations de Renault et grand instigateur de la renaissance de la marque, cette renaissance s’opère dans le respect des valeurs
d’origine : « Alpine effectue ce retour en compétition dans l’esprit de frugalité ingénieuse qui animait Jean Rédélé. » C’est donc par la catégorie LMP2, celle des « petits » prototypes, qu’Alpine prend la direction des circuits. Cette démarche n’est pas sans rappeler les débuts de la marque au Mans qui avait d’abord visé l’indice de performance et l’indice énergétique avant d’attaquer des objectifs plus ambitieux. Bien sûr, en si peu de temps, développer une voiture complètement nouvelle aurait été une mission impossible. L’équipe Alpine-Signatech, menée par Philippe Sinault et Didier Calmels, mènera son effort en s’appuyant sur une base éprouvée : le châssis Oreca 03 mû par un moteur Nissan. Suite à un accord passé avec l’Automobile Club de l’Ouest et Oreca, ce châssis s’appellera bien Alpine : « Il va vivre sa vie avec nous et recevoir un certain nombre d’évolutions, explique Bernard Ollivier. C’est une voiture qui va être de plus en plus Alpine. » Après tout, Jean Rédélé avait bien commencé par modifier une 4 CV, non ?

Un retour après trente-cinq ans d’absence
La voiture dispute cette saison le European Le Mans Series, ainsi que les 24 Heures du Mans qui se dérouleront les 22 et 23 juin prochains. Elle sera pilotée par un équipage déjà rodé aux épreuves d’endurance : Pierre Rague, Nelson Panciaticci et Tristan Gommendy. Aucun objectif chiffré n’a été imposé à ce commando : « Nous ne nous mettons pas de pression particulière, explique Bernard Ollivier. Alpine n’a pas couru en endurance depuis trente-cinq ans. Nous sommes là pour découvrir et apprendre. » Une chose est sûre, ce ne sera pas un coup ponctuel… « Ce programme va nécessairement se dérouler dans la durée, confirme le patron. Nous ne nous interdisons rien. » Pas même de passer à la catégorie GT lorsque la future Alpine aura pris possession des showrooms.

Alpine en endurance : 
les temps forts
1963 : les grands débuts au Mans avec trois protos M63.

1964-1969 : les évolutions des M63 remportent sept victoires de classe, trois victoires à l’indice énergétique (1964-1965-1968) et deux victoires à l’indice de performance (1968-1969).

1974 : après être revenu en endurance en 1973, Alpine remporte le championnat d’Europe d’endurance 2 litres avec l’A441.

1976 : l’objectif est donné à Renault Sport de remporter les 24 Heures du Mans avec l’Alpine-Renault A442 Turbo. Jabouille signe la pole en 1976 et 1977.

1978 : alors que l’A443 de tête abandonne, l’A442 B pilotée par Jean-Pierre Jaussaud et Didier Pironi remporte les 24 Heures !

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