Oldtimers méconnues (2/15) : Pourquoi choisir une Aston Martin DB7 plutôt qu’une Ferrari 550/575 ?
Les raisons incontournables de préférer une Aston Martin DB7 à une Ferrari 550/575
Dans l’univers des voitures anciennes, il est facile de perdre la tête entre les icônes italiennes et les élégantes anglaises. Depuis plusieurs décennies, les Ferrari 550 Maranello et 575M Maranello se taillent la part du lion auprès des passionnés de sportives de prestige. Pourtant, on oublie souvent que l’Aston Martin DB7, vieille dame au charme discret, propose une alternative séduisante, relativement méconnue mais pourtant pleine d’arguments solides. Pourquoi donc choisir une Aston Martin DB7 plutôt qu’une Ferrari 550 ou 575 ? La réponse ne tient pas seulement au cliché du « british style » ; elle passe aussi par des considérations pratiques, mécaniques et, soyons honnêtes, un poil moins de tape-à-l’œil pour un plaisir automobile plus raffiné.
La première subtilité à souligner est la diversité des propulsions. Alors que la Ferrari 550/575 ne se déclinent qu’en V12, l’Aston Martin DB7 offre la possibilité d’opter pour un moteur 6-cylindres, qui, tout en restant très prestigieux, séduit par son équilibre entre puissance et gestion des coûts. Le V12 5.9 litres de la DB7, malgré une fiche technique légèrement en retrait face au 5.5 litres de la Ferrari, diffuse une sonorité plus douce mais tout aussi envoûtante, idéale pour les adeptes des mécaniques vintage et des performances honorables sans besoin de tutoyer la limite du chronomètre.
Côté style, la DB7 joue la carte d’une élégance typiquement britannique, discrète sans jamais être effacée. Lignes fluides, proportions harmonieuses, on reconnaît immédiatement la patte du célèbre designer Ian Callum, qui annonçait avec cette voiture une nouvelle ère chez Aston Martin. Cette esthétique « classique moderne » confère à la DB7 un charme intemporel, capable de rivaliser avec l’audace italienne de la Ferrari. Et rien que pour ça, choisir une DB7, c’est affirmer un choix différent, plus personnel, moins soumis aux modes.
Sur un plan plus concret, la DB7 jouit également d’une cote plus abordable. Acquérir une Ferrari 550 ou 575 en tant que voiture de collection oblige souvent à mettre la main au portefeuille sans retenue : des prix de base autour de 145 000 € ne tiennent pas compte des frais d’entretien ou de restauration. Face à cela, une Aston Martin DB7 V12 tourne autour de 40 000 € sur le marché d’occasion, et les versions 6-cylindres débutent à environ 35 000 €. Dans le contexte actuel de flambée des valeurs sur les voitures anciennes, cette différence devient un argument de poids, surtout pour les amateurs soucieux de maîtriser leur budget sans sacrifier le prestige.
Enfin, la question de la rareté mérite d’être prise en compte. La DB7 a été produite en un peu plus de 7 000 exemplaires, un chiffre modéré qui garantit une certaine exclusivité mais aussi une meilleure accessibilité pour trouver un modèle en bon état. En comparaison, la Ferrari, par sa popularité dans les cercles d’initiés, attire une demande plus élevée, souvent accompagnée d’une spéculation frénétique. En somme, opter pour une Aston Martin DB7, c’est choisir une oldtimer à la personnalité affirmée, loin des sentiers battus et avec un rapport qualité-prix encore avantageux.
L’entretien et la mécanique vintage : un point clé dans le choix entre Aston Martin DB7 et Ferrari 550/575
Posséder une voiture ancienne, c’est aussi se confronter à la réalité de l’entretien qui peut vite s’avérer chronophage et coûteux, surtout lorsqu’on parle de modèles aussi prestigieux que la Ferrari 550 ou 575, ou l’Aston Martin DB7. Sur ce terrain, la DB7 affiche des caractéristiques qui raviront ceux qui aiment mettre les mains dans le cambouis mais avec un souci pragmatique de la maintenance.
Pour commencer, la DB7, malgré son statut de GT de luxe à la mécanique sophistiquée, cache sous sa carrosserie des éléments issus de l’ancienne Jaguar XJS. Pas de panique : cela signifie aussi une meilleure disponibilité des pièces, notamment mécaniques. En revanche, la présence de composants provenant de Ford, Mazda, et même Citroën dans certains organes confère à la DB7 une accessibilité plus large pour l’entretien, un atout non négligeable en 2026 où la rareté de certaines pièces peut rapidement faire grimper la facture.
Les Aston Martin 6-cylindres, particulièrement, demandent une attention régulière sur quelques points clés 🔧 :
- 📌 Le collecteur d’échappement, souvent sujet à des fissures, à inspecter scrupuleusement.
- 📌 Le tendeur de chaîne, dont le bruit suspect ne doit jamais être ignoré sous peine de grosses réparations.
- 📌 Les fuites au niveau du collecteur d’admission, réparations parfois coûteuses.
- 📌 L’embrayage bi-masse, pièce rare et onéreuse qui compliquera la restauration.
- 📌 Une usure accélérée des trains roulants, avec remplacement fréquent des bagues.
Les versions V12 possèdent leurs propres spécificités à surveiller pour assurer une fiabilité durable :
- ⚠️ Risques de ratés d’allumage, souvent dus à des bougies défaillantes ou des problèmes de câblage.
- ⚠️ La corrosion représente un adversaire redoutable, particulièrement aux alentours de la lunette arrière et des passages de roue.
En comparaison, les Ferrari 550 et 575, tout en offrant des performances plus explosives, bénéficient d’un réseau d’entretien spécifique à la marque, ce qui peut rendre la gestion des pannes plus rapide mais aussi beaucoup plus onéreuse 🛠️. Les passionnés ayant connu les Ferrari savent que la maintenance de ces bolides requiert non seulement un portefeuille profond mais aussi un réseau d’expertise pointu pour éviter les déconvenues coûteuses.
Au final, choisir une Aston Martin DB7, c’est choisir une mécanique vintage qui trouve encore un juste milieu entre noblesse technique et praticité d’entretien, un équilibre idéal pour qui veut rouler en oldtimer sans se ruiner ni passer ses weekends au garage.
Style classique et design : la DB7 face au charisme italien des Ferrari 550/575
Dans une catégorie où le look et la présence jouent un rôle clé pour séduire les collectionneurs et amateurs de voitures anciennes, la confrontation entre l’Aston Martin DB7 et les Ferrari 550/575 mérite une analyse poussée. Le style classique de l’anglaise oppose une certaine réserve élégante au caractère flamboyant typique des Ferrari, ce qui influe grandement sur le choix final dans un univers où l’image compte autant que la performance.
L’Aston Martin DB7, dessinée par un Ian Callum alors en pleine ascension, fait partie de ces voitures dont la silhouette s’inscrit dans la mémoire avec finesse et sobriété. Elle se compose de lignes fluides, d’une calandre modeste mais identifiable, et d’un équilibre entre zones lisses et surfaces sculptées qui évoquent la tradition britannique du raffinement. La DB7 n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour attirer l’œil des vrais connaisseurs, car sa subtile distinction se ressent autant qu’elle se voit, notamment en version cabriolet Volante. Ce rôle de GT anglaise de prestige, discrète et toujours classe, la positionne idéalement entre la semblable Ferrari 550 et la 575, plus musclée mais aussi plus tape-à-l’œil.
De leur côté, les Ferrari 550 et 575 se hantent d’une silhouette agressive, caractéristique des supercars italiennes des années 90 à début 2000. Des formes anguleuses, des prises d’air prononcées, des jantes larges et un design dont la vocation est clairement d’impressionner dès le premier regard. Les coloris rouge Ferrari, les badges au cheval cabré et la sonorité volcanique ajoutent à ce tableau une aura difficilement égalable. Mais cette audace peut devenir un frein pour certains qui recherchent un véhicule élégant mais moins ostentatoire dans le cadre d’une collection ou d’un plaisir de week-end.
En résumé, le choix entre Aston Martin DB7 et Ferrari 550/575 ne se limite pas à une simple affaire de puissance ou de performances. Il s’agit aussi d’une question de style, d’image et d’émotion : opter pour la DB7, c’est privilégier un style classique, raffiné, à l’anglaise, là où Ferrari clame l’exubérance et la passion italiennes. L’offre de ces voitures anciennes permet donc de répondre à des envies assez différentes, mais la DB7 se démarque définitivement par sa sobriété et son élégance intemporelle.
Performances et sensations au volant : Aston Martin DB7 versus Ferrari 550 et 575
La passion des voitures anciennes ne se limite pas à l’image ou à la cote du véhicule. Elle repose surtout sur le plaisir de conduite et les sensations derrière un volant. Là encore, Aston Martin DB7 et Ferrari 550/575 jouent sur deux partitions très différentes, avec des philosophies bien distinctes, mais toutes les deux capables d’émerveiller les puristes.
La Ferrari 550 Maranello propose un V12 5.5 litres atmosphérique développant environ 485 chevaux, tandis que la 575M pousse ce chiffre à 515 chevaux, offrant une accélération qui tutoie les 4 secondes pour le 0-100 km/h. Des valeurs qui assurent une expérience sportive musclée, presque brutale, avec une gestion plus « racing » du châssis, pensée pour les adeptes de vitesse pure et d’adrénaline.
Mais la DB7 en V12, avec ses 420 à 441 chevaux selon les versions GT ou GTA, opte pour une autre stratégie. Elle favorise une puissance plus douce, étalée, avec un couple généreux qui invite à savourer la route sans faire de courses. Elle est moins explosive, certes, mais plus raffinée. La suspension légèrement plus souple offre un confort de conduite supérieur sur longues distances, ce qui saura toucher ceux qui recherchent un véhicule de grand tourisme plutôt qu’une simple sportive agressive.
La version 6-cylindres 3.2 compressés de la DB7 reste elle aussi une réussite, malgré des performances moins impressionnantes (environ 335 chevaux). Elle constitue une porte d’entrée intéressante dans le monde des GT anglaises, offrant un compromis sain entre plaisir de conduite, maîtrise des coûts et respect du style classique.
Ces différences se traduisent dans le quotidien du conducteur :
- 🚗 Position de conduite plus haute et confortable dans la DB7 que dans la Ferrari, parfaite pour les longs trajets.
- 🎶 Sonorité plus ronde et chaleureuse chez Aston Martin, moins agressive mais magique à écouter.
- ⚙️ Mécanique vintage plus accessible sur DB7, avec une conduite plus coulée, contrastant avec l’orientation sportive extrême de la Ferrari.
- 🎯 Lors des rallies ou sorties d’anciennes, la DB7 s’adapte mieux aux exigences d’une conduite équilibrée sans chercher la performance pure.
Cela explique pourquoi une Aston Martin DB7 peut parfaitement convenir à un amateur de belles mécaniques qui ne veut pas forcément sacrifier confort et élégance pour des performances surpuissantes, souvent trop coûteuses à exploiter pour un usage loisir régulier.
Cote, investissement et conseils pratiques pour choisir son Aston Martin DB7 plutôt qu’une Ferrari 550/575
Pour les collectionneurs et amateurs éclairés, le placement financier dans une vieille sportive est un élément aussi important que les critères d’apparence et de conduite. En ce sens, l’Aston Martin DB7 impose un rapport coût/valeur particulièrement intéressant comparé aux Ferrari 550 et 575 sur le marché actuel des voitures de collection.
Pour commencer, les prix au lancement d’une Aston Martin DB7 d’occasion évoluent autour de :
| Modèle 🚗 | Prix moyen 2026 💰 | Notes particulières 📝 |
|---|---|---|
| DB7 6-cylindres | À partir de 35 000 € | Plus accessible, coûts d’entretien raisonnables |
| DB7 V12 (standard) | À partir de 40 000 € | Mécanique noble, confort supérieur |
| DB7 GT & GTA versions spéciales | Jusqu’à 70 000 € | Plus rares et plus puissantes |
| Ferrari 550/575 | Environ 145 000 à 150 000 € | Exceptionnellement cotées, entretien très coûteux |
Bien sûr, au-delà du prix d’acquisition, la gestion d’une Ferrari coûte souvent trois fois plus cher en pièces et main-d’œuvre spécialisées, ce qui fait rapidement gonfler l’investissement initial et mensuel. À l’inverse, la diversité mécanique et les origines mixtes de la DB7 procurent un avantage indéniable pour l’entretien courant et les restaurations.
Voici quelques conseils pratiques pour ceux qui envisagent l’achat d’une Aston Martin DB7 :
- 🔍 S’assurer de vérifier rigoureusement l’état du collecteur d’échappement et les tendeurs de chaîne, surtout sur les versions 6-cylindres.
- 🔧 Contrôler la présence de corrosion aux passages de roue et autour de la lunette arrière sur les V12.
- 🛠️ Préférer une version entretenue par un club ou un réseau spécialisé, comme l’Aston Martin Owners Club Belgium, garantissant un historique limpide.
- 🎯 Ne pas craindre la conduite à droite pour les modèles importés du Royaume-Uni, mais s’assurer que cela convienne à son usage.
- 📚 Consulter les guides d’entretien et les forums spécialisés, riches d’anecdotes et de retours d’expérience souvent très instructifs.
En somme, l’Aston Martin DB7 apparaît aujourd’hui comme une alternative audacieuse, élégante et plus accessible que la Ferrari 550/575. Son style classique, son mécanique vintage versatile, et son coût global d’exploitation plus serré en font une oldtimer méconnue mais redoutablement séduisante. Pour un passionné averti, c’est une porte d’entrée idéale dans l’univers des GT anglaises de prestige sans se ruiner ni sacrifier le plaisir de la conduite.
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